Cédric PHILIBERT
Nouveau : voici ma présentation (en français) à l’université
de Montréal le 31 mars, et mon intervention (en
anglais) à la Climate Policy Conférence organisée les 23 et 24 mars 2009 à
Paris par la Fondation Franco-Américaine et le centre Français de Stanford. J’y
présente mon étude
sur les prix plafonds et les prix planchers dans la politique climatique,
publiée le 15 décembre 2008 par l’Agence Internationale de l’Energie (AIE/IEA),
et quelques résultats complémentaires (extension jusqu’en 2100,
« quasi-taxe » carbone). Cette étude est en anglais, avec une
traduction en français du résumé. Et voici la présentation que j’en ai faite
quelques jours plus tôt à Poznan
(Pologne). On la trouve aussi, avec divers liens utiles, sur le site de
l’AIE :http://www.iea.org/Textbase/publications/free_new_Desc.asp?PUBS_ID=2077.
Cette étude
évalue les effets économiques et climatiques à long terme de l’introduction de
prix plafonds et de prix planchers dans une architecture hypothétique d’atténuation
des changement climatique qui viserait à réduire de moitié les émissions
mondiales de CO2 énergétiques en 2050. Basée sur les coûts de réduction des
émissions publiés par l’AIE et le GIEC, cette étude quantitative confirme ce
que des analyses qualitatives avaient déjà suggéré : l’introduction de prix
plafonds peut réduire significativement l’incertitude économique. Cette
incertitude provient essentiellement de l’imprévisibilité de la croissance et
des prix de l’énergie, et finalement des trajectoires tendancielles
d’émissions. De plus, le développement des technologies réduisant les émissions
est incertain.
Avec des prix
plafonds, les « espérances de coûts » peuvent être réduites de moitié environ,
et l’incertitude sur les coûts peut être environ dix fois plus faible. La
réduction des incertitudes économiques peut faciliter l’adoption de politiques
plus ambitieuses en aidant à diminuer les inquiétudes des décideurs à propos
des risques économiques. Parallèlement, les prix planchers réduiraient le niveau
des émissions au-delà des objectifs si les coûts de réduction des émissions
s’avèrent plus faibles que prévu.
Si les plafonds
et planchers sont proportionnés à l’ambition de la politique poursuivie, et
combinés avec des objectifs d’émissions légèrement plus restrictifs, les
résultats pour le climat peuvent être en moyenne semblable à ceux qu’on
obtiendrait avec des objectifs inflexibles (c.-à-d. sans mécanisme de contrôle
des coûts).
Je vais
présenter cette étude à l’université de Montréal (31 Mars), Harvard (1er
avril), au MIT (3 avril), à Duke University (13 Avril), Resources for the
Future à Washington DC (14 avril), Columbia (15 avril) et Princeton (16 Avril).
Nouveau : voici également un papier sur la « différentiation des efforts »
(entre pays) dans la lutte contre les changements climatiques, dont l’auteur
principal est Katia Karousakis de l’OCDE, publié en novembre 2008.
Bienvenue sur
mon site perso. English readers, follow this link: English.
Présentations ou
papiers sur les futures formes d'action contre les changements climatiques en chinois (2005), espagnol (2003) ou portugais (1999).
Mes papiers pour la Conférence de Bali, 1) sur les échanges de permis
d’émissions ; 2) sur la capture et le stockage du CO2 dans le mécanisme de développement propre; l’étude sur les prix
plafond sur laquelle je travaille en ce moment ; mes cours Energy Policy
à Sciences-Po Paris ; mon récent témoignage à la chambre des Commons du
Royaume-Uni: voir mes pages en anglais.
Papiers
et présentations récentes en français :
Ø Coopération méditerrannéenne et centrale héliothermodynamique: Quelle
contribution à l’horizon 2020 ?
Ø Les
trois formes d’énergie solaire
Ø les
défis mondiaux de l’énergie et du climat
Ø L’après-Kyoto :
engagements d’efforts ou de résultats ?
J'ai créé ce
site essentiellement pour mettre en ligne mes travaux et d'autres éléments
d'information et de réflexion sur les changements climatiques. Voici le résumé
en français du livre Act
Locally, Trade Globally que j'ai écrit avec Richard Baron pour l'AIE.
Le livre au
complet est maintenant disponible gratuitement.
Voici également
le résumé
en français de Beyond
Kyoto publié en 2002 avec Jonathan Pershing, une présentation
plutôt synthétique des leçons du même bouquin, et pour aller un peu plus loin
une contribution
à un rapport du Conseil d'analyse économique du premier ministre.
Voici encore une
présentation en français où j'aborde la dynamique de l'énergie et la
stabilisation du climat, les technologies disponibles pour lutter contre les
changements climatiques, et les moyens de "transformer Kyoto" à l'avenir afin de créer
un cadre international pour l'action davantage susceptible d'entraîner la
participation de tous les pays.
A l'occasion de
la Conférence sur les Changements Climatiques de Montréal (nov-dec. 2005), j'ai
donné une conférence (en français) sur les changements climatiques et l'impact
de la Chine à l'Université de Montréal. Images et sons: http://www.cerium.ca/article1244.html#philibert. Toujours pour la même université, toujours en français,
une conférence plus détaillée sur les changements climatiques, mais seule la présentation
powerpoint est disponible. D'autres présentations
sont disponibles sur les pages en anglais de ce site.
Enfin, mes
articles en français: transports et changements climatiques, dans
Territoires, la revue de DCIAT
(ex-Datar), l’Après-2012
dans Géopolitique, enfin Climat,
énergie et marchés de quotas échangeables dans la Revue de l’énergie de mars 2007 (avec Richard Baron).
Si vous voulez
en savoir plus sur moi, cliquez ici ou sur le portrait
qu'Enerpresse a bien voulu me consacrer en janvier 2006.
Mon papier préféré entre tous:
Certainty
versus Ambition - Economic Efficiency in Mitigating Climate Change
Les gouvernements doivent adopter des politiques climatiques qui tiennent
compte des incertitudes affectant les coûts et les bénéfices des réductions
d’émissions. Ce papier examine la littérature économique relative au choix des
instruments économiques susceptibles d’être utilisés dans la lutte contre les
changements climatiques. Parce c’est la lente augmentation des concentrations
atmosphériques de gaz à effet de serre qui entraîne un réchauffement global,
des instruments souples seraient plus efficients économiquement que des quotas
fixes. Ils pourraient aider à engager un plus grand nombre de pays dans une
architecture mondiale de lutte contre
les changements climatiques, et pourrait faciliter l’adoption de politiques
relativement plus ambitieuses. La certitude d’atteindre un niveau précis
d’émissions diminuerait, mais la probabilité d’atteindre un niveau inférieur
augmenterait.
Technology
Penetration and Capital Stock Turnover: Lessons from IEA Scenario Analysis
Cédric Philibert
Visites depuis le 7
octobre 2008